The classic Coke bottle with the raised-glass lettering was one beautiful piece of industrial design -- an eternal rebuke to the age of Helvetica.
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Thursday, February 4
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Lloydville
on Thu 04 Feb 2010 04:28 AM PST
The classic Coke bottle with the raised-glass lettering was one beautiful piece of industrial design -- an eternal rebuke to the age of Helvetica. Tuesday, January 12
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Lloydville
on Tue 12 Jan 2010 07:49 AM PST
The conclusion of Coralie Chappat's Autobiography Of A Mirror: Le miroir m'embrasse de sa mémoire; mémoire active à laquelle se mêle ma trace. Devenant témoin, j'en atteste l'existence. Je suis portée par les regards qui se sont cherchés, dont les reflets ont quitté la réalité commune et pour lesquels le miroir en chérit les réminiscences. Dans le réceptacle du silence, j'en prolonge le souvenir. Trésor ineffable; reviviscences d'événements et de confessions oubliées; empreintes du réel, matière chargée d'émotions. A qui se laisse conter l'autobiographie d'un miroir, se dévoile le mystère des lieux. Monday, January 11
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Lloydville
on Mon 11 Jan 2010 10:17 AM PST
In response to numerous requests, here is a photograph of the mardecortesbaja test kitchen, where all the recipes offered on this site are put through their paces rigorously before being certified "idiot-proof". The staff of assistants, pictured above, renders invaluable aid during this exacting process. All its members are skilled kitchen professionals of high moral character. Sunday, January 10
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Lloydville
on Sun 10 Jan 2010 12:15 AM PST
The second part of Coralie Chappat's Autobiography Of A Mirror: Le carrelage m'indique les pas, les lustres, la galerie à emprunter . . . . . . la profondeur de la voie s'illumine sous mon seul regard. Mon visage a disparu, s'est effacé du réel tandis que mon corps est retenu par la réalité de ce jour tel un port dans la mer des possibles. Prenant appui sur l'évanescence de mon image, je bascule de l'autre côté. Si mon visage est déjà en route, combien ont emprunté cette même voie? Absence, présence . . . ici autant que là-bas. Friday, January 8
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Lloydville
on Fri 08 Jan 2010 11:15 AM PST
The first part of Coralie Chappat's Autobiography Of A Mirror: Je fouille des yeux la scène initiatique du Grand Véfour dans un respect quasi religieux. Mon esprit s'isole du monde extérieur, comme par un mouvement de l'âme. Mon corps se sent attiré par un décrochement, l'étrangeté d'un vide dans lequel je me laisse absorber. Lorsque je tente d'en approfondir l'expérience, je perçois un seuil dont le franchissement provoque une variation du phénomène. Je flotte telle une passerelle dans l'entre de ces deux espaces. Monday, January 4
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Lloydville
on Mon 04 Jan 2010 12:10 AM PST
The finale of Coralie Chappat's meal at the Grand Véfour restaurant, Paris: Poursuivant l'aventure, je suis la saveur qui s'abandonne dans sa générosité enveloppante. Je suis l'effluve gourmande qui s'envole vers les galeries célestes du Petit Trianon. Je suis le claquement du glaçage qui s'affine dans la tiédeur du palais pour n'être plus que filigrane. Surprise par les textures picturales aristocratiques dont la volupté réside au-delà du savoir, je suis devenue la matière de cette oeuvre d'art. Mais ce qui se dit dans la délectation et le ravissement, c'est la pensée alchimique d'un esprit visionnaire. Car le primat de l'esthétique sur la satisfaction des sens, relève du besoin de l'âme. Aussi c'est du soin de celle-ci qu'il s'agit. Dans l'espace de mon être, je suis embellie de cet art singulier. Saturday, January 2
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Lloydville
on Sat 02 Jan 2010 12:15 AM PST
The meal at the Grand Véfour, Paris, with Coralie Chappat continues: Sous l'effet de l'enchantement, je détache délicatement la chair et soudainement je suis la texture de la sauce qui l'habille de sa matière. Lorsque mon regard se déplace, les créations se transforment. J'en admire la suavité des formes. Je suis la sobriété d'une ligne, la note naturelle, la neutralité qui n'épuise pas le rêve. Je suis une combinaison d'arômes qui se libèrent, l'éminence d'une matière qui se déplie sans retenue, les parfums d'épices qui dialoguent avec les fragrances enivrantes, les flaveurs aux prises de leur intensité. Wednesday, December 30
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Lloydville
on Wed 30 Dec 2009 09:49 AM PST
The stage has been set, the backstage machinery inspected -- now the curtain rises on the show, with its sometimes spectacular, sometimes subtle transfer of magic. Coralie Chappat shares a meal with us at the Grand Véfour restaurant in Paris: Je prends place dans l'écrin au rouge velours du Grand Véfour, dans sa salle dont je ne puis dire si elle est grande ou petite tellement elle est magique où s'anime dans une appréciable discrétion, le personnel que je vois sans voir. Je m'étoffe de l'intimité du lieu. Mes points de repères s'évanouissent, une sortie du champ a congédié toute extériorité jusqu'à l'existence même du temps. Je suis portée au gré d'une sensualité inspirante. J'éprouve vivement la réceptivité de mes cinq sens, dans une proximité surprenante. ![]() La plus simple des nourritures se revêt de charme élitaire lorsque la facture des couverts d'argent rencontre la porcelaine délicate. La sobriété de l'expression est semblable à l'esthétique de la litote car lorsqu'elle en dit le moins, elle fait entendre le plus. Je suis plongée dans l'immédiateté du lien qui unit le plaisir au désir. Les matières se frôlent, se marient, se séparent sans trouble aucun, tandis que les couleurs se magnifient par leur rapprochement. Thursday, December 17
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Lloydville
on Thu 17 Dec 2009 12:01 AM PST
Today, Coralie Chappat takes mardecortesbaja readers into the heart of the Grand Véfour restaurant in Paris -- the underground kitchen. It looks so spotless it's hard to imagine that food is actually prepared in these spaces, but it is, as future reports will affirm. Note, too, the reference photos posted above the work counters, ensuring that the presentation of the dishes will conform to the chef's original conceptions. Coralie writes: Les lourds plafonds bas et l'espace réduit se déploient en trois souterrains donnant à l'ensemble, l'esthétique du sous-marin. Les lieux pour lesquels l'absence d'effluves me surprend, me sont décrits avec la précision requise: la chambre froide: . . . le couloir des desserts: . . . le coin des mets chauds: À chaque espace est assignée une tâche singulière, mais je ne retiens qu'un ensemble de carrelages et de plans de travail en acier inoxydable, qui font effet de négatif photo aux images culinaires du Grand Véfour. Mon regard lisse les surfaces, parcourt les renfoncements, s'incruste dans les moindres recoins, pendant que mon enthousiasme se mue en une interrogation nimbée de mystère. J'en imagine le fonctionnement pareil à un mécanisme d'horlogerie. Aucun indice, pas la moindre évidence ou trace sur la manière dont ces petits miracles s'accomplissent. Une sensation s'éprouve néanmoins. De ce laboratoire au laborieux quotidien où la fonction se lit beauté, se dégagent des inclinaisons altruistes inspirant le respect. Arrivée au terme du temps qui m'est imparti ; il n'y a pas l'ombre d'un doute. C'est bien de magie qu'il s'agit. [Photos © 2009 Coralie Chappat] Tuesday, December 15
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Lloydville
on Tue 15 Dec 2009 07:51 AM PST
The venerable Grand Véfour restaurant in Paris is located in a colonnade at the edge of the Palais Royal garden, above. The entrance, below, opens onto a magical space for dining, but below this space is the heart of the Grand Véfour -- penetrated by Coralie Chappat on a recent visit. Here is the first part of her report on her adventures underground: Si les kamis sont les divinités ou esprits qui s'attachent au Japon, aux objets autant qu'aux lieux sacrés, et que les elfes habitent les lieux souterrains ; ces touchantes créatures devraient bien être perceptibles d'une quelconque façon? Aussi je pensais qu'en visitant l'antre du Grand Véfour, la magie se livrerait à moi et que je comprendrais dès lors comment ces petits miracles qui conquièrent tous nos sens, surgissent comme par enchantement, ne pouvant relever que de la seule dextérité humaine. Après m'être ennoblie des mets les plus fascinants, j'obtiens par faveur la visite des lieux sacrés. Je déguste un caramel mou et une dernière mignardise, lorsque le maître d'hôtel me conduit par le petit escalier rond qui s'enfonce sous terre. Plus je descends, plus je pénètre l'épaisseur du secret. Next . . . the mysteries of the kitchen revealed! Friday, December 11
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Lloydville
on Fri 11 Dec 2009 05:36 AM PST
The tour of the Grand Véfour restaurant, Paris, seen as theater continues -- in notes and photographs by Coralie Chappat: Le reflet pourpre des banquettes fait office de rideau de velours étoffant de sa chaleur rassurante les baignoires qui se multiplient en un clin d'oeil. ![]() La somptuosité absorbe tout passage d'être et s'évapore nulle part, dans la multitude des dorures et des ornementations géométriques. Apparaître-disparaître au gré des improvisations. Le lieu divisé en compartiments fait effet de coffre magique des prestidigitateurs. Dans la rupture avec l'extérieur, l'hôte devient l'espace scénique d'une architecture onirique d'où émanent des effluves enchanteresques. Ce petit espace magique est à lui tout seul, un monde de fluidité lascive. See Part One of this report here. Wednesday, December 9
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Lloydville
on Wed 09 Dec 2009 04:58 AM PST
The first part of a tour of the Grand Véfour restaurant, Paris, seen as a theatrical setting, in photographs with notes by Coralie Chappat -- from the "dressing room" of the ladies' toilettes (above) to the stage set where the drama will unfold . . . Dans la loge bas de plafond, se soignent les derniers détails avant le lever de rideau. Le lieu se contemple pareil à un écrin où l'on serre amoureusement les bijoux. ![]() Dans leur existence autonome à l'instar du Palais des Mirages du Musée Grévin, les miroirs incrustés dans le plafond où les lustres surgissent du sol carrelé, sont autant d'ouvertures se déployant en déclinaisons à l'infini. L'aventure se poursuit dans les galeries de ce Petit Trianon qui se donne à souhait, l'espace d'une présence et sort tout droit d'Alice au pays des merveilles. See Part Two of this report here. [Photographs © 2009 Coralie Chappat] Saturday, November 28
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Lloydville
on Sat 28 Nov 2009 12:02 AM PST
My friend Jae and I concocted yet another stupendous Thanksgiving feast . . . ![]() . . . turkey with chorizo stuffing, Jae's famous mashed potatoes with pumpkin beer gravy. These had been done before. But challenge is what we live for, so Jae decided to make an apple pie, his first pie of any kind ever. I myself have never even thought about baking a pie. ![]() On the advice of the guy in the produce section at the grocery store where we were shopping, we used a variety of apples -- two Granny Smiths for tartness, two Jazz for sweetness, two Red Delicious for tradition. Plunging deeper into tradition, Jae followed the recipe for apple pie given in the 1953 edition of The Joy Of Cooking. It can't be improved upon -- it prescribes just the right amount of sugar, of nutmeg, of cinnamon. It results in a pie that summons back Eisenhower's America . . . kitchens in brand-new suburban housing developments, school cafeterias, coffee shops, truck stops, all-night diners in noirish neon-flooded cities. It's a pie that makes you say, "Gee whiz!" You're probably asking yourself, "How do they do it -- two unskilled, unpracticed cooks with only the dimmest notions of kitchen procedures?" We can do it for one reason and one reason only -- we are awesome. ![]() Now the days of turkey sandwiches begin, washed down with Mexican Coca-Colas, still made with real sugar, as they were made in America in Eisenhower's time, while Christmas music plays on the stereo. Gee whiz. Wednesday, November 25
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Lloydville
on Wed 25 Nov 2009 01:39 AM PST
There has been a restaurant at the site of the Polidor since 1845, though it did not get its present name until the beginning of the last century. Its decor has not changed since then, and it still serves hearty 19th-Century food. Diners sit mostly at long communal tables, and used to be able to store private wine bottles in numbered cabinet drawers. It has always been and remains popular with students from the nearby Sorbonne, and with struggling artists. James Joyce was an habitué -- Hemingway and Kerouac dined there. It is a place one goes to commune with literary ghosts, and with the Paris of an earlier time. I can't remember what I ate when I went there, but it's the sort of place where you would want to try the cassoulet. My friend Coralie visited Le Polidor recently, and took wonderful photographs of it. She arrived after the lunch hours and before the dinner hours -- the place was deserted but charged with expectancy. It reminded her of visiting a theater before the arrival of the audience. Here is her report about it: ![]() Le Polidor -- Dans Sa Loge Il n'est pas encore 19 heures, lorsque je remonte la rue Monsieur Le Prince. Je me trouve arrivée devant Le Polidor sans l'avoir remarqué car l'enseigne indique une ancienne crèmerie. Je pousse la porte du bistrot. La salle est vide, pleine d'absence. Mais en regardant de plus près, je réalise que je me trouve dans l'intimité de sa loge. Je m'assieds sans bruit aucun, me fondant dans le décor. Je ne suis pas sensée être là, et pourtant chaque objet, les tables dressées où tiennent quelques dizaines de couverts, dès lors que mon regard s'approche, me susurrent à voix basse leur texte respectif. Il me semble saisir des fragments de conversation traversées par des rires enthousiastes, tandis que les mets, petites oeuvres picturales s'apprêtent à vivre leur éphémérité. La chaleur humaine m'enveloppe dans un bain de lumière, -- de ce côté de la rampe. Fouillant du regard l'espace environnant, je pénètre le sombre du fond de la salle. Une pièce massive de bois tachée de mosaïques me rappelle la cuirasse de l'armure des samouraï. M'enfonçant dans l'effet magique du clair-obscur, je découvre un coffre plein de trésors, avec sa myriade de petites pièces d'or incrustées. Délicatement je fais glisser un petit tiroir afin de ne pas déranger le script. Jacques Lacan, le célèbre psychanalyste décrivait cette métamorphose... lorsque l'objet devient une chose. Je respire à peine, afin que du fond des cuisines, ma présence ne soit pas soupçonnée. Soudainement, je suis frappée d'enchantement. Dans chaque tiroir loge un petit monde qui fait fi du temps. L'âme de son hôte y séjourne toujours. Je suis comblée par cette découverte : Nowhere... Now Here. Maintenant je dois vite quitter ce petit théâtre du monde, et laisser la représentation se donner. ![]() Me dirigeant vers la sortie du Polidor, je sers précieusement tout contre moi, la richesse du trésor qui désormais, m'anime. Plus que quelques mètre de carrelage et je suis dans la rue. Tirant doucement la porte derrière moi d'un geste assuré, j'efface ma traversée des lieux. Afin de marquer ce vécu du sceau de la spatialité, je me rends attentive au seuil qui me sépare de l'autre réalité. Ce dernier acte se livre comme une sacralisation de ce qui m'a éprouvée. Je prends deux ou trois clichés 'du dehors'. La pénombre a l'épaisseur du rêve. [All photographs © 2009 Coralie Chappat.] Tuesday, November 24
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Lloydville
on Tue 24 Nov 2009 12:14 AM PST
![]() This legendary recipe, long sought-after in culinary circles, passionately admired by icons of the silver screen, dismissed as a myth, decried as hype, is now revealed for public scrutiny. Two days ago, scientific cooks convened in the ultra-moderne mardecortesbaja test kitchen to put it through its paces and to report on the results without fear or favor. Finally, the truth can be told. This is not the simplest recipe I have ever posted on this site. It requires some hard work and some precise timing. But here is the bottom line -- if you follow Scott MacQueen's rule below, as I did, religiously, you will find you have concocted something miraculous. It is to stew what Margaux is to vin ordinaire. It is a testament to the fantastical delicacy and complexity of French culture, and makes for a meal both hearty and sublime, an experience both sensual and spiritual. Scott writes: You will need: 6 slice of bacon -- must be nice fat marbled bacon, nothing lean. Oscar Mayer works well. 3 pounds stewing beef Olive oil 4 cups burgundy or other dry red: I usually buy a minimum of 2 bottles of the same vintage for cooking, and if I have been tony that week and am flush I try to use a better wine so I can serve the same with the meal. This is not necessary, as a basic $8 bottle of burgundy or Cabernet Sauvignon from a reputable vintner works well when reduced by cooking 2 cups beef stock (commercial brands like Swansons A-OK) 2 tablespoons tomato paste (a pain and a waste if you open a small can and have no other use for the remaining paste; to be frugal you can do without, but I think it adds a bit to the body. If you elect to do without it, add about 1/4 cup of ketchup to approximate the tomato flavor) 3 crushed garlic cloves (only use fresh) 1/2 teaspoon thyme 1 bay leaf Salt 1 pounds mushrooms, browned in butter (I am a pig on mushrooms, and have been known to sometimes increase this by 50% to 100%) 2 large yellow onions (chopped & browned in butter) Roux: 1/2 cup white flour browned in 1/2 cup melted salted butter ![]() Be sure to wear a good apron that covers shirt to thighs as this can be messy. [Editor's Note: The risk-taking scientific chefs worked in casual clothes without protection.] Peel and dice your onions and place aside in bowl. Clean and slice your mushrooms and place aside in bowl. Get a nice large stove-top stew pot. Fill it with the wine, beef stock, thyme, bay leaf, garlic, tomato paste, salt to taste (I use a teaspoon but shouldn't -- your mileage may vary, based on the blood pressure needs of you and those you love). Put on low flame on the burner. Fry the bacon gently until nice light golden brown, with all fatty parts crisped. Save the fat in the pan, put the bacon aside and either nibble on it as you cook (if you are a pig like me) or, thoughtfully, keep it aside to crumble later on a tossed green salad. [Editor's note: The mardecortesbaja chefs nibbled on the bacon, eventually consuming it all.] In a new pan, brown up the onions in butter until they are transparent and golden brown, keep on the side. Brown up the sliced mushrooms in same sauté pan. Add the mushrooms to the onions, keeping all of the extruded water juice. Place to the side. Add about 3 tablespoons of the olive oil to the bacon fat, get it to a medium-high heat before slowly adding the beef to the pan. If you add it too fast, the meat cools the hot fat and doesn't sear the face quickly. Brown the meat quickly on all sides, raising the heat as needed but being careful not to burn it (the fat & olive oil have low smoking points). Watch out for splatter; a splatter screen is helpful if you have one to reduce spitting as you will otherwise get hot spots on your forearms as well as a greasy stove top. Add beef to the pot when browned. I usually need 2 or 3 batches to complete all browning. Use some of the red wine to de-glaze your pan with a wooden spoon and add the residue to the pot. Cover the stew pot with a lid, leaving it just slightly ajar for minimum venting to prevent steam build-up. Place the flame on low. Let it cook for 3 hours. This is a good time to make your roux. You know how -- melt butter, drizzle in flour slowly to the hot butter and stir with wooden spoon, letting it get a nice golden brown in color. When all the flour is browned & integrated (no lumps), put aside in a bowl. ![]() Within 30 minutes your house will take on the most intoxicating aroma which you might not notice immediately as it gathers -- but someone walking in at this point will begin to salivate and make loud remarks about it. [Editor's Note: No visitors entered the mardecortesbaja test kitchen during the preparation of this dish, but the experts at work there became semi-intoxicated by the aroma.] At the 3-hour mark, stir again and put the onions & mushrooms into the pot, stirring thoroughly. The mix should now have a nice lumpy stew-like consistency, but still be viscous. If there is no fluid (i. e., if it has boiled away because you had your heat too high), carefully add 1/2 to 1 cup of water until the stew is free flowing (but you shouldn't have to do this.) Let it cook for another half hour, then slowly add the roux, stirring with a wooden spoon to distribute it evenly. It should have the consistency of a thick, viscous stew. ![]() [Editor's Note: Above, the first roux ever made in the mardecortesbaja test kitchen, a stunning success, is added to the pot.] I always serve this over egg noodles, with a tossed green salad (only a light vinaigrette, or preferably oil & vinegar dressing, so as not to fight the flavors), a good burgundy or Sauvignon comme boisson, and -- essential -- fresh crusty French bread with whipped sweet butter. [Editor's Note: The scientific chefs had secured the makings of a salad but were too excited about eating the main dish to bother with it. They also forgot the bread but didn't care -- the Beef Burgundy engaged all their senses with its subtle blend of flavors, each somehow distinct after all the simmering.] If you find that you like this, it is a perfect dish to make in a double batch and freeze. It reheats beautifully in minutes in a microwave (though I prefer to do it on the stove top) and makes for fragrant, elegant cooking on a time budget. TIPS: I actually like it better day 2, when it has 24 hours to marinate after cooking. It is more tender and aromatic. Each time I reheat it for re-serving, I put a few shots of red wine into it to "freshen" the wine flavor. [Editor's Note: What he said.] |
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