In 1792, Jean-Antoine Houdon created a remarkable bronze sculpture -- "L'Écorche", "The Flayed Man". It's a life-sized figure of a man with his skin removed, showing the muscular structure beneath. Such studies had been popular since the Renaissance -- they were used as models for physicians and for art students studying human anatomy, and also demonstrated the knowledge of same by the artists who made them.
Houdon's écorché is so beautiful that it transcends its utilitarian purposes and takes on a spiritual quality. It was especially admired by a friend and mentor of mine as an image of man stripped of personality, of self, reduced to agency, for good or ill. On learning that I was planning a visit to Paris back in the 1980s, he suggested I go see this bronze at its permanent home in the École des Beaux Arts, the legendary academy for artists, over 350 years old and still in operation in a 19th-Century building on the Left Bank.

I simply showed up at the school one day and asked to see the statue, and a guard conducted me into its presence, in a small drawing theater, un vrai atelier, which also housed a number of animal skeletons which artists used (and presumably still use) as drawing or sculpting models. Today, you must write ahead to get an appointment to see "L'Écorché", stating some serious research purpose for the viewing.
When I learned that my friend Coralie Chappat was planning a visit to Paris, her hometown, from Geneva, where she currently resides, I suggested she go visit the sculpture. She wrote ahead for an appointment -- it was granted, and she saw it. She sends the following report of her experience, which included time in the École's research library with study material on "L'Écorché", such as x-ray photographs of the bronze, revealing the process of its casting.
Reading what she wrote brings back my own time with this extraordinary work of art and memories of the friend who first directed me to it. There are plaster casts of Houdon's "L'Écorché" in museums around the world, but they do not do justice to the magnificence of the bronze version, especially when it's seen in situ, in the venerable academy, in the perfectly preserved drawing theater, where, as Coralie writes, "Time has not been invited" . . . and so does not intrude on your communion with Houdon's masterpiece.
Coralie's report:
L'Ecorché de Jean-Antoine Houdon -- 1792.
Lieu : Ecole des Beaux Arts, atelier du Professeur de Morphologie, 14 rue Bonaparte, Paris 6ème.
Accessible uniquement sur rendez-vous justifié d'une recherche.
Me voici escortée par une documentaliste jusqu'à l'atelier de morphologie. Les lieux sont anciens, et la porte lourde de verrous, protégée par une alarme. A mesure que nous gravissons l'escalier gardé par les deux autres versions de l'Ecorché (bras levé tenant des objets cylindriques; bras tendu), Paris et toute vie extérieure à ces lieux s'évaporent, étrangers qu'ils sont au silence, fidèle compagnon.
Le squelette massif d'un cheval suspendu au plafond m'invite à une autre spatialité tandis que les effluves capiteux de l'intemporel m'affranchissent de toute appartenance. Je sens sa captivante existence à quelques mètres de moi. La porte s'ouvre, mon coeur bat, il fait sombre, il m'accueille. Je suis bouleversée. La personne qui m'accompagne supporte difficilement le spectacle et doit se retirer aux prises d'un état nauséeux. Sur son piédestal, il déploie une solitude qui me pétrifie. Mes yeux lissent son corps vulnérable dans l'ombre de son antre. J'ai soudainement la gorge qui se sert ; envie de pleurer. Je parcours du regard les lieux de son quotidien qui me devient très vite familier. Des ossements ici et là, accrochés aux murs et gisants sur le sol ; le bureau du professeur au fond, caché, sous un voile de poussière épaisse. Il y a une grande douceur qui m'enveloppe, et naturellement une intimité qui pénètre ma chair sans résistance aucune. Le temps n'a pas été convié. Je crois l'avoir toujours connu. Mes yeux caressent une dernière fois le bronze si chaud de vie. Il me semble lui avoir dit au revoir plutôt qu'un adieu, car dès que je me détourne de lui, dès que la porte se vérouille derrière moi -- il me manque déjà.
A la bibliothèque j'ai accès aux clichés radiographiques. Plus je les observe, plus je me trouve dans sa proximité. Je ne reste pas plus de deux heures, car trop d'émotions me pèsent. Quelques jours plus tard, je sens comme un appel de l'Ecorché. Son absence/présence étoffe mon existence. Je vais retourner le voir afin d'écouter ce qui cherche à se dire. Je prévois une entrevue avec le professeur, qui partage son quotidien. En Janvier 2010, je me rendrai à nouveau en sa présence.
En fait, il me faut m'assurer que l'Ecorché n'est pas séquestré.
Once, the flayed man was not so alone -- he stood amidst other statues in a great hall of the École, as seen above, in a picture Coralie took of one of the research books she consulted in the École's library.